Trois chevaux (Erri de Luca)

Erri de Luca, Trois chevaux, Gallimard, 2002

Encore une fois cet auteur a réussi à me transporter dans son univers, dans son récit dépouillé à l’extrême, utilisant comme toujours, mais peut-être un peu plus ici, une écriture sans fioritures où l’émotion est maîtrisée et les gestes sont décrits comme des rituels.

Il nous parle de la dictature Argentine, de la guerre des Malouines et de l’Italie d’aujourd’hui.

Le personnage principal et narrateur, émigre en Argentine pour suivre une femme dont il est amoureux, là, il entre avec elle dans le combat contre la dictature militaire et dans ce combat sa compagne y perd sa vie.

Se retrouvant seul et recherché, il s’enfuit dans les Malouines où il y a la guerre et après une très difficile période de survie, il réussit à retourner en Italie, (son premier cheval est mort). Oui, il faut dire que le narrateur pense que la vie d’un homme dure autant que celle de trois chevaux.

Retourné en Italie, il fait le jardinier et mène une vie solitaire, accompagné toujours de ses livres lorsqu’il rencontre Làila dont il tombe amoureux, et alors Làila fait des projets d’avenir, lui se rend compte que sa deuxième vie arrive à sa fin et qu’il est temps des adieux.

Vincent N.

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